La production de déchets dangereux
|
On peut estimer qu’il existe mille établissements alsaciens produisant des déchets dangereux. Il s’agit du nombre d’établissements soumis au régime de l’autorisation suivis par la DRIRE Alsace. La connaissance globale de la production de très petites quantités reste délicate.
|
En 2009, l’enquête indique que 158 800 tonnes de déchets dangereux ont été produites (1). Cette valeur, comparée aux chiffres antérieurs, 171 000 en 2007 et 165 000 en 2006, recoupe le ralentissement économique général du second semestre 2008.
|
Le nombre d’installations classées dans le Bas-Rhin excède notablement celui dans le Haut-Rhin (un peu plus de 600 et 400 respectivement). La production de déchets dangereux ne suit cependant pas ce schéma, puisque seulement 37% des déchets dangereux alsaciens sont générés dans le Bas-Rhin. Ceci s’explique par la prédominance des déchets issus du secteur de la chimie, bien représentée au sud de la région.
|
Ce point se confirme en examinant de près les quinze premiers producteurs alsaciens de déchets dangereux parmi lesquels on retrouve cinq établissements de la chimie (2).
|
On note également la présence des quatre usines d’incinération d’ordures ménagères de la région, dont les résidus d’épuration des fumées sont mis en décharge ou en mine de sel en Allemagne pour certaines d’entre elles.
|

|
Par arrondissement, et donc bassin d’emploi, la répartition peut être détaillée de la façon suivante :
|

|
(1) Hors certains résidus liquides de réaction et de distillation de Butachimie et Rhodia traités en interne sur la plate-forme de Chalampé. Leur prise en compte ici masquerait, en raison de leur importance, les évolutions.
(2) La prise en compte des résidus liquides de réaction et distillation de Butachimie et Rhodia conduit à compter alors six établissements du secteur de la chimie dans les quinze plus importants producteurs de déchets dangereux.
|
|