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Prévention de la Légionellose

La légionellose est une infection respiratoire provoquée par des bactéries vivant dans l'eau douce appelées légionelles qui prolifèrent entre 25°C et 45°C.

Les infections qui peuvent être occasionnées par les légionelles sont de deux formes :

  • une infection à caractère bénin, guérissant sans traitement en 2 à 5 jours. Le diagnostic de légionellose est rarement porté dans ces cas qui passent généralement inaperçus ;
  • une infection pulmonaire grave, entraînant le décès dans un peu plus de 15 % des cas, appelée maladie du légionnaire.

Dans ces deux formes, la transmission se fait par inhalation de fines gouttelettes d'eau (taille < 5 μm) contenant des légionelles.
La légionellose reste une maladie relativement rare mais médiatiquement sensible. L'incidence nationale se situe autour de 2 cas pour 100 000 habitants.

La surveillance de la légionellose a débuté en France en 1987 avec l'obligation pour les médecins de déclarer la maladie. Le nombre de cas déclarés est resté faible jusqu'au renforcement du dispositif de surveillance en 1997. Depuis cette date, le nombre de cas est en constante augmentation. Cette flambée statistique reflète en partie l'amélioration du système de surveillance grâce à l'introduction du test d'antigène urinaire et à une meilleure sensibilisation des professionnels de santé.

Les principales sources de légionelles sont des installations susceptibles de pulvériser des gouttelettes d'eau dans l'atmosphère :

Tours aéroréfrigérantes (TAR) à voie humide
Tours aéroréfrigérantes (TAR) à voie humide
  • les réseaux d'eau chaude sanitaire (douches, bains à remous, fontaines décoratives, …) ;
  • les tours aéroréfrigérantes (TAR) à voie humide, installations permettant le refroidissement d'eau pulvérisée dans un flux d'air.

Les tours aéroréfrigérantes sont utilisées à des fins de climatisation dans des établissements tertiaires (hôpitaux, hôtels, bureaux…) ou industriels ; elles sont également présentes dans certains procédés industriels (installations de combustion, agro-alimentaire, chimie, papeterie...).
En Alsace 104 sites possèdent ce type d'installation. Tous les sites sont contrôlés de manière inopinée au moins une fois par an sur la concentration en légionelles dans les circuits des TAR.

Le bilan de ces contrôles est le suivant :

  • sur 104 établissements contrôlés, il y a 1 cas de suspicion de dépassement > 100 000 Unité Formant Colonie (UFC)/L (550 000 UFC/L détectées mais au final absence de Legionella pneumophila),
  • 8 dépassements > 1000 UFC/L; 2 cas de présence de flore interférente empêchant la détection
  • 10 contrôles non réalisés pour motifs divers (TAR ou site à l'arrêt, TAR en hivernage...)
  • Dans tous les cas de dépassements, l'exploitant a mis en œuvre les actions correctives et curatives nécessaires pour retrouver une concentration
  • < 1000 UFC/L.

Le décret n°2004-1331 du 1er décembre 2004 soumet l'ensemble des tours aéroréfrigérantes (TAR) à la législation des installations classées (rubrique 2921 de la nomenclature).

Par ailleurs, de nouveaux arrêtés ministériels du 14 décembre 2013 fixent les dispositions techniques que les exploitants de ces installations doivent respecter et les divers contrôles dont les TAR doivent faire l'objet. Ces dispositions sont applicables sans préjudice de dispositions plus contraignantes qui auraient pu être prises par des arrêtés préfectoraux.
Elles prévoient, en particulier, des rythmes particuliers pour la fréquence des analyses de contrôles (mensuelles, bimestrielles) en fonction du niveau de classement (enregistrement ou déclaration) des TAR. En 2015, des visites d'inspection sur la thématique des TAR seront programmées afin de s'assurer que les dispositions relatives à cette nouvelle réglementation sont bien mises en œuvre.

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