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Généralités

L'influence de la qualité de l'environnement physique, chimique et biologique sur la santé est une réalité qui s'impose à tous. L'air que nous respirons, à l'extérieur comme à l'intérieur des locaux, l'eau et les aliments que nous ingérons, le bruit et les rayonnements auxquels nous sommes exposés influent de manière plus ou moins directe sur notre santé.

La santé publique fait explicitement partie des objectifs à protéger, cités dans la loi sur les installations classées reprise dans le Code de l'environnement. Par ailleurs, l'inscription de certaines activités dans la nomenclature des installations classées se justifie notamment par l'éventualité d'un impact sanitaire sur les riverains des sites où ces activités sont effectuées.

Parmi les multiples facteurs qui déterminent la santé humaine et le développement des pathologies, la qualité des milieux (air, eau, sols…) impactée par les contaminants (biologiques, chimiques, physiques), les nuisances (bruit, insalubrité…) qui en découlent , ainsi que les conditions environnementales (variation climatique, biodiversité…) jouent un rôle fondamental. En effet, il est avéré que certaines pathologies sont aggravées, voire déterminées, par l'environnement. C'est par exemple le cas de la légionellose, induite par une exposition aux légionelles qui peuvent se développer dans les réseaux d'eau chaude sanitaire ou dans les tours aéroréfrigérantes, ou encore certains cancers, liés à une exposition à l'amiante. Un autre exemple concerne la pollution atmosphérique qui serait responsable de plus de 30 000 décès prématurés en France et de 300 000 en Europe selon l'OMS. 

L'Alsace est particulièrement exposée aux pollutions atmosphériques du fait de facteurs humains (industrialisation, trafic routier, densité de population...), et de facteurs naturels (météorologie et topographie). Le programme de surveillance air et santé (PSAS), mis en place depuis 1997 sur 9 villes dont Strasbourg, a montré que dans la Communauté urbaine de Strasbourg, 25 décès annuels (pour 100 000 habitants) étaient attribuables à une pollution de l'air excessive (des niveaux de pollution supérieurs à 10 µg/m3). Près de 40 admissions hospitalières (pour 100 000 habitants) pourraient être évitées si les indicateurs de pollutions étaient ramenés à des seuils inférieurs, c'est-à-dire ramenés à 10 µg/m3 (in Surveillance des effets sur la santé liés à la pollution atmosphérique en milieu urbain - Phase II : rapport de l'étude. Institut de Veille Sanitaire, juin 2002). Des études plus anciennes avaient déjà conclu à une corrélation entre pics de pollution et hausse des consultations et admissions hospitalières.

Certaines poussières ou pollens et autres particules véhiculées par l'air peuvent provoquer des allergies, dont les symptômes peuvent être aggravés par la pollution atmosphérique. Les pollens sont responsables d'allergies chez environ 20 % de la population, avec une tendance à la hausse. Pour certaines pathologies, telles que le cancer, il n'existe pas de consensus au niveau scientifique sur leur origine majoritairement génétique ou environnementale. Cependant, malgré les incertitudes sur leur impact quantitatif, des actions sont nécessaires afin de réduire les impacts sur la santé des dégradations de notre environnement.

La réduction des rejets ayant un effet toxique ou cancérogène sur la santé humaine est une priorité de l'inspection des installations classées, quels que soient les vecteurs (air, avec notamment l'action de réduction des émissions industrielles de substances toxiques dans l'air, eau, déchets, sols) et les voies de transfert vers l'homme (inhalation, ingestion, contact cutané).

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