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Qualité des eaux souterraines en Alsace

Le suivi des eaux souterraines, réalisé notamment par des mesures de l'APRONA, permet d'identifier les pollutions diffuses et quelques pollutions ponctuelles.

Bassin potassique d'Alsace
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Le seuil de potabilité, tous paramètres confondus, est dépassé sur 25% des points mesurés. Les pollutions agricoles, diffuses, constituent la première cause de dégradation de la nappe. La pollution par les phytosanitaires est généralisée. Par ailleurs, il existe des pollutions localisées par des produits spécifiques d'origine industrielle. Celles-ci échappent au suivi général des eaux souterraines et doivent être suivies par les exploitants à travers une autosurveillance.

Les pollutions industrielles (installations classées, anciens sites industriels, décharges), au caractère généralement ponctuel (mais pouvant engendrer des panaches de taille importante), se concentrent au droit ou à l'aval des agglomérations, des zones industrielles et des mines. Ces pollutions peuvent créer des inquiétudes sur le plan sanitaire notamment dans les zones habitées.

Parmi les polluants détériorant la qualité de la nappe, les hydrocarbures sont les plus fréquemment mis en cause ; les pollutions chlorées, notamment liées à des activités situées au coeur du tissu urbain comme les installations de nettoyage à sec ou encore les imprimeries, sont nombreuses ; les autres polluants les plus courants sont les produits phytosanitaires, les produits spécifiques issus de l'industrie chimique (lindane, nitrochlorobenzène, chloroaniline, etc.) et les métaux (mercure, plomb, etc.).

La situation s'est améliorée au sujet des chlorures suite aux actions de dépollution des terrils de la société MDPA. En effet, deux langues salées se sont constituées dans la nappe phréatique suite aux infiltrations du sel contenu dans les terrils des MDPA, constituant des zones dans la nappe phréatique à l'intérieur desquelles la teneur en chlorure dépasse la norme de potabilité qui est actuellement fixée à un maximum de 250 mg/litre. La surface dans l'aquifère supérieur de ces langues salées est passée de 90 km² en 1997 à environ 14 km² en 2013.

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