DRIRE Alsace Version Malvoyant
Retour à l'accueil Glossaire Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères Imprimer Envoyer à un ami Version PDF plan du site
Recherche par activité
Présent pour l'avenir
 

Les accidents et les incidents en Alsace


Evolution entre 2003 et 2008

L’année 2008 se caractérise dans les établissements industriels de la région par le maintien à un bas niveau du nombre des accidents recensés : 31 en 2008, 28 en 2007, 30 en 2006 et 2005, 51 en 2004 et 60 en 2003.

De même, tout comme en 2007, on observe en 2008 un faible niveau de gravité de ces incidents.

Les incidents et accidents répertoriés par la DRIRE sont classés sommairement en 3 grandes catégories de gravité en fonction des effets constatés ou, dans certains cas, potentiels : mineur, notable et grave.
Ainsi en 2008, il n’y a pas eu d’accident grave et on n’a enregistré qu’1 incident notable hors usine Seveso. Les 30 autres incidents enregistrés sont des incidents mineurs dont 10 dans les entreprises Seveso.

Un autre indicateur de l’évolution favorable de la gravité des incidents et accidents recensés au cours des 6 dernières années (entre 2003 et 2008) est le nombre de fois où le plan d’opération interne (POI) a été mis en œuvre : 5 fois en 2008, 6 fois en 2007, 7 fois en 2006 et en 2005, 8 fois en 2003 et surtout 16 fois en 2004, pour l’essentiel dans les établissements relevant de la directive Seveso.

L’évolution du nombre et de la gravité des accidents recensés sur les 6 dernières années est retracée dans le graphique ci-dessous.


accidents 2008

Les incidents et accidents recensés se répartissent ainsi :

  • 10 sur 31 concernent les établissements Seveso, qui ne représentent pourtant qu’un faible pourcentage (5%) des établissements autorisés,
  • près de 52% des incidents concernent des incendies ou débuts d’incendie, 10% sont des émissions toxiques et près de 25% sont des pollutions des eaux ou des sols, 8% sont des explosions et 6% sont des erreurs dans la fabrication du produit mais sans conséquence pour l’homme.

Le retour d’expérience suite aux incidents et accidents 

Dans les établissements relevant de la directive Seveso, la réglementation (arrêté du 10 mai 2000) stipule que des procédures doivent être mises en œuvre pour détecter les accidents et incidents évités de justesse, notamment lorsqu’il y a eu des défaillances de mesures de prévention, pour organiser les enquêtes et les analyses nécessaires, pour remédier aux défaillances constatées et pour assurer le suivi des actions correctives. Cette réglementation permet de découvrir les failles des systèmes de sécurité et est à la base de nombreuses actions d’amélioration. Les exemples régionaux mentionnés ci-après et intervenus en 2008 en illustrent l’intérêt.

  • Une fuite d’acide sulfurique résiduaire provenant de l’unité de séchage de chlore se produit sur un wagon plein (25 tonnes) destiné à l’usine voisine mais refusé par celle-ci pour des raisons de qualité. La fuite a un très faible débit et n’est découverte que 3 jours plus tard, occasionnant une perte de 700 litres d’acide qui s’infiltrent dans le ballast et le terrain en soulevant les rails. Des travaux de décapage sont nécessaires sur 1,5 m de profondeur, représentant près de 40 m3 de terres et ballast, et 2 puits en fonctionnement en aval du lieu de la fuite, constituant une barrière hydraulique en cas d’atteinte de la nappe phréatique, sont mis en surveillance journalière.
  • Un incendie se déclare dans le casier d’une décharge en cours d’exploitation, du à l’autocombustion d’environ 300 m3 de déchets extraits du casier la veille par une entreprise chargée de déplacer le quai de déchargement et ainsi que de la mise en place de nouvelles géomembranes. Les déchets sont laissés sur le casier en exploitation. Les pompiers appelés sur place éteignent l’incendie avec 2 lances et une surveillance est mise en place. Par ailleurs les procédures sont revues pour mieux gérer le tri des déchets extraits dans le cadre des travaux de modernisation prévus sur le site.
  • Découverte d’un lot de 6 bouteilles de chlore de 50 kg chacune, abandonnées dans un local depuis environ 20 ans, lors de l’arrêt de la piscine dont une est devenue fuyarde. Les pompiers et les pouvoirs publics, prévenus, font établir un périmètre de sécurité autour des lieux (présence d’une école et d’un cinéma) et stockent la bouteille sous eau avant sa prise en charge par une société spécialisée, qui la transporte dans une usine de fabrication de chlore, et la vidange sous confinement et traitement. Les autres bouteilles sont traitées de la même façon le lendemain.
  • Dans une gravière implantée le long du Rhin un automoteur hollandais en cours de chargement se plie sous l’effet des 1600 tonnes de gravier chargé et coule. Les 4 occupants de l’automoteur peuvent regagner la berge. Une mauvaise répartition du chargement par le capitaine qui doit faire avancer et reculer son bateau au fur et à mesure de l’arrivée du gravier par le tapis roulant semble à l’origine de l’accident. Toutefois la structure du bateau pourrait aussi être mise en cause dans la mesure où le bateau de 105 m de long a récemment été rallongé de 10 m pour augmenter sa capacité de chargement. Les opérations de renflouage demandent plusieurs jours pendant lesquels, pour la gravière, toute ativité de chargement sur le Rhin est impossible.
  • Une explosion de poussières suivie d’un feu se produit dans la trémie d’alimentation située dans le silo d’alimentation d’une chaudière à bois d’une usine de fabrication de mobilier urbain. Le toit et la porte d’accès sont arrachés. Un employé légèrement blessé par le souffle de la déflagration a été conduit à l’hôpital. Le personnel de l’établissement maîtrise le sinistre avec une lance à eau avant l’arrivée des secours publics. Un retour de flamme de la chaudière pourrait être à l’origine de l’accident. Aucun chômage technique n’a eu lieu.

Retour haut de page
Plan du siteContactMentions légalesCrédits
Réalisé avec illicopage outil de gestion de contenu illicopage