L'alimentation en eau potable est probablement l'usage que tout un chacun s'accorde à reconnaître comme le plus sensible.
80% de l'eau qui s'écoule aux robinets alsaciens provient des eaux souterraines. Ce mode d'approvisionnement est a priori un gage de qualité car les eaux souterraines sont peu exposées aux pollutions anthropiques. Par conséquent elles peuvent être distribuées sans traitement préalable (contrairement aux eaux prélevées en rivière), ce qui limite le coût de l'eau au robinet. Cependant la dégradation progressive de la qualité de la nappe contraint de plus en plus fortement l'exploitation des puits de captage en eau potable et requiert parfois la mise en place de traitements.
Pour plus de détails, consulter le site http://www.alsace.sante.gouv.fr (rubrique DDASS / santé environnement / adduction publique d'eau potable en Alsace)
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L'exploitation des puits privés peut également être sensible.
Elle est facilitée en Alsace par le fait qu'en bien des lieux la nappe est peu profonde et par conséquent exploitable avec des moyens simples. L'usage qui est fait de cette eau n'est pas maîtrisé et mal connu mais il participe vraisemblablement à l'arrosage (éventuellement des cultures potagères), au remplissage de piscine, aux besoins domestiques, au fonctionnement des pompes à chaleur.
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L'eau est aussi utile aux procédés industriels
Souvent utilisées dans des fonctions de refroidissements, elle peut également intégrer les procédés pour des fonctions de lavage et rinçage, solvant, milieux réactionnel, ou comme matière première (brasserie). Ainsi, en 2007, environ 228 millions de m3 ont été prélevés par une centaine de site industriels. 70 % de ce volume a été prélevé par 5 entreprises (Rhodia Opérations Chalampé, Sil Fala Strasbourg, Alcan Rhénalu Biesheim, Petroplus Reischstett et Stracel Strasbourg).
Ce à quoi il faut ajouter environ 7 millions de m3 prélevés aux réseaux d'adduction publics (qui sont principalement alimentés par les eaux souterraines).
Puisque les systèmes hydrauliques sont en relation les uns les autres, il faut aussi souligner que les mêmes industriels prélèvent chaque année plus de 260 millions de m3 dans les eaux superficielles. 90 % de ce volume sont prélevés pas 2 entreprises (Rhodia Opérations Chalampé et Pec Rhin Ottmarsheim).
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